Le syndrome Besancenot

Dur dur d’être jeune en politique et d’évoluer au beau milieu d’un ramassis de mammouth dégarnis...

En effet, indépendamment de ses idées (à la con), on ne peut que compatir à la détresse médiatique d’Olivier Besancenot, jeune leader de la Ligue Communiste Révolutionnaire.

En effet, nous avons pu le voir lundi 11 avril à "Mots Croisés" défendre le "Non" au raffarindum sur le traité constitutionnel européen, de façon d’ailleurs construite et (pour une fois) pas trop populiste, mais son argumentaire fut mis à mal par ce qui fait désormais argument d’autorité pour les ronds-de-cuir du milieu : l’âge. Ainsi, ses contradicteurs n’ont rien trouvé de mieux que de railler son âge et ses "petites joues rebondies". Ceci me rappelle un débat avec André Glucksmann où ce dernier s’était moqué du même Besancenot, qualifiant l’altermondialisme comme une "lubie de jeune" qui n’était de toute façon qu’une "mouvance inexistante et vouée à disparaitre avec les années qui passent"...

Alors, messieurs les politiques, les penseurs, les gouvernants, les réformateurs, vous qui virez vos assistants parlementaires pour "laisser la place aux jeunes", vous qui voulez "redonner confiance en la jeunesse" et autres conneries du genre (non que l’idée soit mauvaise mais un tantinet démago et surtout jamais appliquée) : quand respecterez-vous vos contradicteurs pour leurs idées et leurs démarches plutôt que pour leur entrée dans le troisième tiers de la vie ?

Comme vous l’avez sans doute lu dans Le Cid (si si, rappelez-vous : vous l’avez lu dans votre jeunesse) : "la valeur n’attend point le nombre des années".

RR

le 12/04/2005
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