Et si le Tsunami avait pour conséquence un deuxième Tchernobyl ?

Depuis le 26 Décembre 2004, on a beaucoup parlé du drame humain et écologique consécutif au Tsunami. Etant donnée l’omniprésence médiatique de cette catastrophe, on pourrait croire que tout a été dit et analysé sur le phénomène et ses tenants et aboutissants. Pourtant un grand silence plane encore sur la côte indienne et notamment sur les conséquences réelles du Tsunami sur la centrale nucléaire de Madras à Kalpakkam, près de Chennai.

Pour l’instant aucune information précise n’a pu être recueillie auprès des autorités indiennes malgré les interrogations qui commencent à germer un peu partout, notamment des habitants eux-mêmes de Kalpakkam qui craignent des fuites radioactives.

La vague a t’elle atteint la centrale nucléaire laissant un espace désolé privé d’énergie, de téléphone, sans eau et sans dispositif de sécurité, les puits de fondation ont-ils été noyés, la centrale est-elle sécurisée ?

Quid des salariés de la centrale et des habitants proches qui auraient pu être irradiées après une vague ravageuse ?

Les autorités indiennes qui ont refusé à Kofi Annan, Secrétaire Général de l’ONU le droit de visiter la côte de Tamil Nadu, se doivent d’informer au plus vite le monde sur la situation exacte de sa centrale nucléaire.

L’agence internationale pour l’énergie nucléaire (AIE) doit envoyer de toute urgence des observateurs pour faire un état des lieux précis sur cette bombe à retardement.

Il est urgent de connaître au plus vite la vérité sur cet aspect peu médiatisé de la catastrophe.

Il ne faudrait pas que la dissimulation de ces informations par les autorités indiennes ait pour conséquence un nouveau Tchernobyl asiatique.

Marie Anne Isler Béguin, eurodéputée des verts

le 28/01/2005
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