Iznogoud se prend les pieds dans le tapis volant...

Iznogoud se prend les pieds dans le tapis volant...

Une fois de plus, le cinéma français ne rend guère hommage à l’adaptation BD, particulièrement pour une seconde fois à l’univers Goscinny avec l’adpation à paraître en février 2005 de Iznogoud "Calife à la place du Calife", avec dans le rôle de la vizirette, le jackassien Mickaël Youn.

Patrick Braoudé a fait des films respectables, cultes, repris même par les américains comme "9 mois". Mais là, Braoudé s’est largement pris le pied dans le tapis.

La distribution de Goscinny, à l’époque où il voulait monter le projet, propulsait dans le premier rôle Louis de Funès, dont l’esprit jackissien est plus évolué que celui de Youn. Goscinny a pour aide, le fidèle Pierre Tchernia, grand connaisseur de l’univers du créateur.

Celle de Braoudé, est plutot du genre : piochons dans l’univers people de la télé : Magloire dont son côté eunuque le rend définitivement folle, Kad et Olivier certes excellent via leur film "Qui a tué Paméla Rose" et à la télé sur Comédie !, Canal+ ... que font-ils ici ?

Franck Dubosc est définitivement meilleur sur scène qu’au cinéma. Rufus et Villeret sont peut-être les seuls à sauver le film, par leur talent du comique et de la lecture de l’univers Goscinnien.

Quand au film lui-même, on est loin des Milles et une nuit, des saveurs de l’Orient, des bons plats. Le couscous de chez Garbit semble être de mauvais alois.

Goscinny peut se tourner une fois de plus dans sa tombe, après les Dalton d’Eric et Ramzy qui connaît un grand succès de film raté.

Pourvu qu’on n’adapte jamais le Petit Nicolas ! ... ou alors confiez-le à Jugnot, ça le consolera de son Astérix en Hispanie refusé par Uderzo.

Allez organisons l’opération Saving l’honneur perdu de Goscinny !

Julien ALLES

Voir en ligne : Iznogoud

le 28/12/2004
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