La Presse condamne et lynche le partouzeur Moix !!

La Presse condamne et lynche le partouzeur Moix !!

La Presse se déchaîne contre le dernier livre de Yann Moix. "Partouz"
Fini le temps des copinages outranciers, les critiques se rendent compte d’une chose, YM n’est qu’un prétentieux ridicule qui n’a plus sa place dans le petit monde littéraire :

Exemples :

LE PARISIEN

Partouz », de Yann Moix : outrancier Avec le nouveau livre de Yann Moix, on est doublement trompé sur la marchandise. Cela s’intitule « Partouz », mais d’érotisme point : ses laborieuses scènes dans une boîte échangiste sont d’un ennui à pleurer. Quant à la mention « roman » figurant sur la couverture, elle s’applique fort mal à ces interminables pseudo-confessions dans lesquelles il n’y a ni personnage ni intrigue à laquelle se raccrocher, l’auteur se contentant de délirer interminablement (le volume compte 406 pages !) sur son impuissance et ses frustrations. Par-dessus le marché, on a droit à une reconstitution pseudo-journalistique des véritables motivations de Mohammed Atta, l’un des auteurs des attentats du 11 septembre. A savoir, son incapacité à coucher avec des femmes...

Au final, c’est tellement vain et prétentieux que, le livre refermé, on se demande ce qui a pu arriver au réalisateur du film « Podium ». Ses élucubrations sur le terrorisme seraient peut-être excusables venant d’un ado perturbé (et encore !), mais pas de quelqu’un qui se prétend ouvertement le meilleur écrivain de sa génération !

LE FIGARO

N’éloignez pas vos enfants. Bien que nous rendions compte de Partouz, signé de Yann Moix, nous promettons de ne jamais employer un terme qui puisse « heurter leur sensibilité », comme on écrit en bas de l’écran de télévision à la diffusion d’une série supposée gratinée. Partouz n’est qu’un livre obscène qui se farde de pornographie. De l’épate-bourgeoise, aurait dit naguère qui a oublié que les bourgeois ont fait le principal des révolutions. Et Transfusion, plaquette de « poèmes » (plutôt de vers rimés), qui louche du côté de Baudelaire et de Rimbaud, est du même tonneau. Camouflage et air louche, c’est tout Moix.

Ce jeune homme – il n’est pas vieux, mais est-il aussi jeune qu’il le croit parce qu’il touche des piges plus modestes que lui pour des éjaculations de haine pré-sénile dans des revues à bas tirage ? – appelle à la rescousse Proust et Péguy, Joyce et Céline, Guitry et Gombrowicz et d’autres encore. Pour teinter de littérature et de politique non correcte (cette facilité !) ce qui n’est que fatras d’obsessions. Il enfile les néologismes, qu’il voudrait rabelaisiens, et que nous ne citerons pas, pour justifier son titre : Partouz, sans e. Ce n’est pas là un hommage à La Disparition de Perec mais l’influence des SMS.

Chaque page, où les techniques de « pénétration » – le mot redonde et tourne en rond comme un coureur de 10 000 m sur une piste des J0 – sont exhibées avec un mépris constant de l’humanité pénétrée, montre que Moix n’est ni un athlète ni un grand audacieux. Il voudrait tant qu’on le jugeât provoquant qu’il dénie finement toute « provocation » sur sa quatrième de couverture, où l’éditeur complaisant tente d’appâter le chaland. Il n’est que répétitif et ennuyeux. Un petit Sade sans la prison (il fait bien sûr appel au marquis), qui côtoierait Mitterrand que la mort mua en mine de droits d’auteur surexploitée.

Au registre de l’exploitation, Moix est un négrier. Il mêle l’attentat du 11 septembre à New York à ses débordements sexuels de pure fiction. Il mêle le terroriste Mohammed Atta, nommé Momo par affinités, à un registre d’exploits échangistes, jaloux sans doute du double symbole phallique des Twin Towers écroulées, et dont l’écroulement même le rassure sur sa propre constitution.

Pour faire moderne ou insolent, chaque nom propre est suivi de ses dates entre parenthèses. Trouvaille destinée à agacer l’esprit et empêcher l’esprit agacé de sonder le vide qui arpente, infécond, 420 pages de pochade onaniste.

Il affuble aussi – voyez mon courage de non politically correct– la date du 11 septembre de la puissance TM. Dont il croit bon d’expliquer à ses lecteurs (les lectrices ont fichu le camp) la connotation commerciale, se campant en dénonciateur du détournement de l’horreur par le gouvernement américain à son profit. Sait-il qu’il avoue ainsi faire lui-même les poches des morts en Thénardier détrousseur de cadavres. Misérable.

Cela mérite-t-il plus ? Nous fûmes déjà trop bon de consacrer tant de lignes à un soliloque d’après-boire comme on en surprend sur certains bancs chez un clochard qui, lui, sait ce qu’est le malheur. Et parfois la poésie.

Mais c’est qu’un doute nous taraude sur le nom même de Moix. Ne viendrait-il pas d’une autre négligence de style ? Le x ne dénonce ni son polytechnicien ni la catégorie où son livre voudrait se classer (c’est bon pour la pub !), il paraît un pluriel fautif de la multiplication amphigourique de ses ego. Moi Céline, Moi Sade, Moi Bataille, ne donnent que des Moix. (...)

le 27/09/2004
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