Bonbon Sulaki : de la bonne musique Black and Blonde

Bonbon Sulaki : de la bonne musique Black and Blonde

« Na beta tolo te » (écoutez) de Bonbon Sulaki est arrivé comme une friandise à laquelle on ne s’attend pas sur notre Platine CD reverse. Mariage musical mixte entre une Blonde plantureuse sexy et un Grand Black animateur, musicien talentueux, on bouge sur les rythmes africains de ce disque- hommage au continent noir, au Zaïre et à ses alentours. Le tout en ayant déjà une oreille qui jubile en pensant à ce que pourrait devenir ce groupe s’il était produit par un label un peu malin, spéculatif des succès fédérateurs et populaires de demain.

L’ensemble étonne et détonne. Le potentiel artistique du duo peut cartonner, c’est certain. Voilà une belle entrée en matière qui, au-delà des symboles d’ouverture et de tolérance a un bel avenir artistique. Une complémentarité qui crève les yeux et pas les tympans, ce qui est bien commode et sympathique.

Cette auto production bien fignolée pour le Marché des Africains en France en quête d’une véritable originalité ne décevra personne. Clin d’œil aux préjugés, invitation à la Danse et à la fête, la bannière de ces deux-là est tout ce qu’il y a de plus positive, libertaire et festive.
Le Bonbon Sulaki Band coule à flow sur six titres enflammés, emmené par une chanteuse à la voix aussi charmeuse que son propre charisme scénique et que sa plastique avenante.

Marie-Christine Butin alias Bonbon Sulaki et son mentor compagnon Emmanuel Aumba signent-là un premier album très prometteur où les voix s’épousent autant que les sons ancestraux et modernes. Alchimie plurielle qui fera des petits, c’est certain. A vous de jouer… avec eux.
Le dernier titre de l’album s’intitule « To B continued »... C’est là un signe qu’il faut comprendre littéralement.

« Na beta tolo te », Bonbon Sukali.

FVW

le 23/09/2004
Impression