Des satellites pour repérer les raz-de-marée

Les satellites sont capables de repérer le front d’un tsunami, ont indiqué mercredi des chercheurs du gouvernement des États-Unis dans un rapport, ce qui permettrait d’améliorer la détection de vagues géantes et prévenir les populations de leur déferlement. Ils ont repris des images satellites prises dans l’Océan Indien en décembre 2004, juste avant le désastre provoqué par le tsunami qui a détruit le littoral de la Thaïlande, du Sri Lanka et d’autres rivages.

"Nous avons constaté une rugosité à la surface de l’eau qui fournit une bonne mesure de la véritable force du tsunami le long de tout son front", a déclaré Oleg Godin dans un communiqué de l’office national océanique et atmosphérique (National Oceanic and Atmospheric Administration) à Boulder, Colorado. "C’est la première fois que nous avons l’occasion de voir la propagation du tsunami en plein océan". Un tremblement de terre géant a déclenché le tsunami de 2004, qui a tué plus de 228.000 personnes en Indonésie.

Les autorités du monde se sont donc mises en demeure de concevoir un système de première alerte avec des bouées placées au milieu de l’océan, afin de détecter de telles vagues à leur proximité. Mais un tel système est loin d’être parfait et ne pourrait couvrir tous les secteurs, car il faudrait des bouées partout. D’habitude, les tsunami sont détectés au moment où ils pénètrent dans l’eau moins profonde du littoral. Dans les profondeurs de l’océan, l’eau qu’ils déplacent indique à peine ce que des satellites parviennent à détecter.

L’équipe d’Oleg Godin a constaté que les tsunamis traversant l’océan en remuant et assombrissant les eaux de surface le long de leur front. Beaucoup de satellites ordinaires peuvent détecter cette anomalie foncée, ce que les chercheurs ont rapporté dans la revue Natural Hazards and Earth System Sciences.

le 16/07/2009
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