Un nouveau programme secret de la CIA dévoilé

Le quotidien américain The New York Times, ce journal qui a révélé l’affaire du Watergate, a indiqué samedi que la CIA a caché pendant huit ans au Congrès des États-Unis les informations relatives à un programme anti-terrorisme secret sur les ordres de l’ancien vice-président Dick Cheney. Avec une certaine marge de manœuvre du gouvernement, la législation américaine exige du président des États-Unis qu’il tienne informé la Commission des Services Secrets de toutes les activités de renseignements qu’il contrôle.

Citant deux sources non identifiées, le journal a révélé l’implication de Dick Cheney dans un programme tenu secret, qui a démarré après les attaques du 11 septembre 2001, mais sans donner d’information sur la teneur et les détails de ce plan. C’est le directeur de la CIA, Leon Panetta, qui a soulevé le lièvre au cours d’une audition confidentielle de la Commission des Services Secrets du Congrès, et il a affirmé avoir clos ce programme, qui demeure secret, qui ne serait jamais devenu opérationnel, n’aurait pas couvert les méthodes d’interrogatoires controversées de la CIA ou des activités de renseignements intérieurs.

Leon Panetta, qui a été nommé par le président Barack Obama pour diriger l’agence, affirme avoir appris l’existence de ce programme la première fois par ses collaborateurs le 23 juin dernier. Dick Cheney fut le promoteur des méthodes particulières de lutte contre le terrorisme islamique dans l’administration Bush, telles que la torture, et a émergé comme principal critique républicain des politiques de sécurité nationale de Barack Obama.

Nul ne sait encore en quoi consiste ce fameux programme anti-terroriste, The New York Times ayant fait part de ses efforts pour contacter Dick Cheney grâce à des parents et des associés. Le porte-parole de la CIA Paul Gimigliano s’est refusé à délivrer toute information. "Quand une unité de la CIA a porté cette matière à la connaissance du directeur Leon Panetta, c’était avec l’assurance qu’elle soit partagée de manière appropriée par le Congrès". Il a fait remarquer qu’il n’est pas dans les habitudes de l’agence de communiquer à propos d’informations classifiées.

Leon Panetta s’est attaché à ne pas permettre des pratiques coercitives en matière d’interrogatoire, de prisons secrètes ou de transfert de suspects de terrorisme dans des pays employant la torture, un engagement considéré comme une rupture avec la politique de la CIA sous le Président George W. Bush.

le 12/07/2009
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