Les commandos anti-terroristes allemands renoncent

Dépêchés au Kenya cette semaine, 900 personnels du GSG-9, l’unité spéciale des gardes-frontières allemands devait procéder à la libération par la force des otages retenus sur le Hansa-Stavanger au large de la Somalie.

Transportés par 6 hélicoptères Puma, de l’armement léger et lourd sur le navire de guerre américain USS-Boxer, qui croise sur zone et sert de base logistique à la force navale internationale déployée dans le golfe d’Aden pour prévenir les actes de piraterie et convoyer les cargos vers des eaux plus sûres, les membres du GSG-9 ont dû finalement rebrousser chemin devant les risques encourus par une telle opération.

Dans une opération semblable menée récemment par les commandos marine, qui s’est soldée par la mort de l’un des otages français à bord d’un voilier de plaisance arraisonné par les pirates somaliens, des voix se sont élevées pour critiquer le choix de l’arme employée, à la place de l’unité d’élite de la gendarmerie, le GIGN.

L’attitude en la matière des commandos allemands tend à montrer que les meilleurs n’ont pas forcément toutes les qualités pour agir. Le GSG-9, formé suite à la prise d’otages à Munich en 1972, qui montra que les infrastructures en matière de lutte antiterroriste n’était pas fiable, se tailla une réputation dans diverses prises d’otages, comme l’assaut donné le 17 octobre 1977 à Mogadiscio, en Somalie, d’un Boeing 737 qui avait été détourné par un commando palestinien qui souhaitait se diriger vers l’Allemagne.

le 03/05/2009
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