Décès de l’artiste québécoise Betty Goodwin

Betty Goodwin, figure de l’art contemporain québécois actuellement exposée à l’Orangerie du Domaine de Madame Elisabeth (Versailles), est décédée, lundi, à l’âge de 85 ans, des suites d’un accident cérébro-vasculaire.

Hospitalisée depuis le mois de juin, l’artiste est décédée trois semaines après son mari, Martin Goodwin. Son galeriste, René Blouin, a indiqué que Betty Goodwin souffrait énormément, qu’elle était à moitié paralysée et qu’elle n’avait pas eu conscience du décès de son mari.

Née à Montréal en 1923, Betty Goodwin entreprend une carrière de peintre vers la fin des années 1940. Au début des années 1970, elle expérimente à la fois le dessin et la gravure, qu’elle étudie en 1968 et en 1969, en réalisant des plaques de cuivre au motif de vêtements (notamment la série « Vest », qui fait l’objet d’une exposition en 1972 à Montréal). De 1977 à 1983, Betty Goodwin s’intéresse à l’installation, créant dans ces œuvres des cloisons intérieures, des salles et des passages avec divers matériaux.

Les années 1980 voient sa consécration avec les grands dessins « Les nageurs », montrés au cours d’une exposition personnelle à New York. À la fin de la décennie, elle produit de petites sculptures murales à partir de plaques d’acier.

Betty Goodwin a été la première lauréate du Harold Town Prize en dessin, en 1998. Par ailleurs, nombre d’universités canadiennes lui ont décerné un doctorat honorifique. Elle a représenté le Canada à la Biennale de São Paulo en 1989, et a participé à l’exposition collective « Identité et alterités » lors de la Biennale de Venise en 1995.

le 08/12/2008
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