Des hommes politiques ruinés par la crise boursière

En Belgique, on fait déjà les comptes du désastre financier qui a frappé les marchés au mois de septembre, entraînant la faillite de plusieurs établissements bancaires : je suis moi-même titulaire d’un compte auprès de Citibank pour 20.000 euros, dont il apparaît maintenant qu’ils ont été placés dans des produits de Lehman Brothers et qui sont passés à zéro, a expliqué Yves Leterme devant une commission parlementaire. Devant une autre commission du Parlement, le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht a raconté que la déroute de Fortis avait entraîné une lourde perte pour sa famille : les 2.500 actions qu’il avait achetées à plus de 20 euros le titre ne valent plus désormais que 1 euro chacune. Son fils et son beau-frère avaient pour leur part acheté un produit structuré de Fortis pour 10.000 euros, et il ne vaut à présent plus que 2.000 euros. Le ministère de l’Économie a ouvert une enquête sur diverses institutions bancaires, dont Citibank, accusées de publicité mensongère par des déposants qui estiment avoir été manipulés en achetant des produits censés être sûrs.

le 13/11/2008
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