Les éditions Diane de Selliers portent plainte pour contrefaçon contre une maison d’édition russe notoire, les éditions Slovo

Alors que la Foire internationale du livre de Francfort vient de fermer ses portes et que les questions de droits d’auteur sont plus que jamais d’actualité, les Éditions Diane de Selliers viennent de porter plainte auprès du tribunal de Grande Instance de Paris contre les Éditions Slovo pour contrefaçon.

Cette maison d’édition russe notoire, Slovo, à Moscou, a plagié quatre titres du catalogue des éditions Diane de Selliers, livres d’art de la collection « Les grands textes de la littérature illustrés par les plus grands peintres » :

La Divine Comédie de Dante illustrée par Botticelli
Faust de Goethe illustré par Delacroix
Le Décaméron de Boccace illustré par lui-même et les peintres de son époque
Les Métamorphoses d’Ovide illustrées par la peinture baroque

Chaque livre des Éditions Diane de Selliers rassemble plus de 300 peintures et représente des années de recherche, de réflexion, de sélection iconographique pour mettre en résonance l’œuvre littéraire et les peintures. En cela il constitue un véritable travail d’auteur. Or la mise en page de ces ouvrages, les œuvres, le rythme, les cadrages et les agrandissements des peintures qui accompagnent les textes cités ont été intégralement et strictement copiés.

Les images ont toutes été scannées dans les livres des Éditions Diane de Selliers, privant les musées, les agences photographiques et les propriétaires des œuvres de leurs droits habituels. La contrefaçon est d’autant plus grossière que sur certaines images on peut encore voir les surpiqûres et les fils des livres des Éditions Diane de Selliers qui ont été décousus pour être scannés.

Mijo Thomas, Présidente du groupe Art au Syndicat national de l’édition, est stupéfaite : « Je condamne avec la plus extrême vigueur ces pratiques illégales qui contreviennent à la loi sur le droit d’auteur. »

En plagiant ces ouvrages, les éditions Slovo ont bafoué les droits des Éditions Diane de Selliers et des propriétaires des œuvres reproduites qui cherchent à se faire entendre et à être dédommagés comme le prévoit le code de la propriété intellectuelle. Malgré les négociations menées depuis deux ans, les éditions Slovo refusent d’assumer leurs responsabilités. Selon Diane de Selliers, « cette attitude désinvolte face au plagiat va à l’encontre de toute éthique

le 28/10/2008
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