Biolay voit la vie en rose et en musique avec sa femme

Il semblerait que Biolay n’est jamais aussi doué pour faire de bon disque que lorsqu’il travaille pour sa famille. Famille de cœur : ‘Dorval’ ou de sang : ‘Coralie Clément’. Là, pour l’occasion c’est en honneur de sa femme qu’il transpose son savoir-faire sur disque. Chiara Mastroianni avait déjà officié dans le précédent opus de B.B sur quelques titres. Là c’est un album complet nous accueillant dans leur intimité qui voit le jour.

La petite histoire voudrait que c’est en partance pour des vacances au Pays-Bas qu’est venue l’idée de cet « Home ».

En effet, ils ne savaient pas quoi prendre comme CD pour faire la route, alors comme être musicien permet beaucoup de chose, il décida de lui offrir à elle, une série de balade pour leur voiture commune. Et voilà donc ce disque en mouvement à l’intérieur d’une bulle. Le tempo langoureux est un leitmotiv toujours présent tout au long des 13 chansons.

Le premier titre « Balade » inscrit tout de suite le rythme musical suivis : entre ambiance seventies et banjo sudiste, guitares slide et dobro, se débarrassant des cordes et des cuivres, ne gardant que l’essentiel, Biolay profite de la voix langoureuse de son épouse pour esquisser une image du couple dans ses dérives et ses passions. « Tête à Claques » ou « Folle de Toi » amène une joute oratoire, un duel entre l’homme et la femme.

Quand aux autres titres, il ne faudrait pas aller chercher trop loin dans la connaissance encyclopédique musicale de ce monsieur, pour sentir les fantasmes d’un fan de Beatles et d’un « Ram » Mc Cartneysien. « A House Is Not A Home » et « Mobil Home » en sont les exemples types. Chaleureux, mystique, simple, d’un charme suranné, cet album doit s’appréhender de façon empirique.

Conseillons à Chiara Mastrioianni d’obliger Biolay à travailler pour ceux qu’il aime et de délaisser par la même occasion les chemins de traverses ou il se perd parfois pour d’autres qui ne le méritent pas.

CHIARA MASTROIANNI + BENJAMIN BIOLAY, HOME, Virgin

Pierre DERENSY.

le 30/06/2004
Impression