Une lectrice envoie son compliment à notre Fondateur bien aimé

Une lectrice envoie son compliment à notre Fondateur bien aimé

Message à Frédéric Viniale du Mague, aristocrate des Lettres

Monsieur,

Je ne vous connais que par écran interposé, je ne fréquente, depuis quelques mois, que vos actions artistiques sur Internet, vos collages colorés et pixellisés, vos mots tranchants et percutants comme la lame de fond d’une révolte perpétuelle qui gronderait en vous, et qui vous prendrez même parfois en otage.

Il faut bien que je vous l’avoue Monsieur, tout cela me trouble, me questionne et m’intrigue. Vos écrits sont devenus pour moi les témoins d’une lutte, le reflet d’une personnalité vraiment originale dont j’aimerais connaître tous les mystères, toutes les failles.

Monsieur, je vous lis du bout des lèvres reliée à vous par des océans d‘impulsions électriques qui me rallient à vos causes futiles, désinvoltes, pernicieuses et libertaires.
Parfois je perds votre piste entre le gamin chahuteur de service, l’homme de bon sens, le créatif hors pair et l’inventeur d’un monde qui aurait sa loi propre, je ne sais pas si c’est vous qui vous perdez ou si c’est moi qui m’égare.
Intenable, ingérable, cruel et gouailleur vous n’avez pas votre pareil pour nous rallier à vos combats, pour énerver nos idées reçues et titiller nos consciences.
Que cache la foultitude de vos errances de l’imaginaire, qu’est-ce qui vous pousse à cette confrontation publique dans l’anonymat et le grégaire de l’outil média ?

Ecrivez-nous un grand livre où le héros aurait vos traits et votre toute puissance, où nous pourrions, entre les lignes mieux envisager votre moi profond à l’abri des pertes de mémoire et des travestissements littéraires.

Monsieur donnez-nous encore davantage de matière pour nos rêves éveillés d’un futur proche.

Votre amie, de loin.

Lucie

le 19/06/2004
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