Zoom sur Daniel DARC

Il y a un traité, une alliance qui s’effectue à l’apparition de Daniel Darc sur scène. Immédiatement on rentre dans le dark comme on pourrait rentrer en religion. Vers le versant ombragé des hommes.

Ce n’est pas en reprenant essentiellement son dernier album ’crève cour’ que l’on pourrait prétendre le contraire. Abominable ange maléfique, il exploite sa détresse, ses failles, ses manipulations ésotériques sur scène. Son public n’aime pas « le bien » car il montre la sagesse de la société malade de conformisme, les gens aiment Daniel pour sa présence de vipère, son phrasé chaotique, sa vie border-line et son retour maléfique.

Dans sa panoplie noirâtre il ressemble à chacun de ce que nous ne serons jamais mais que nous aurions tant aimé être. Méchant, intelligent, il se souvient, il se rappelle, frisant l’hallucinant. Sorcier destructeur d’âmes. La main au cour, il prophétise une période urbaine faites de pierres et de bitumes, de caniveaux et d’alcool non distillé, loin d’être inutile et hors d’usage Daniel Darc doit et mérite souffrance et allégeance à sa bannière.

Pierre DERENSY

le 10/06/2004
Impression