La SPA interpelle Adriana Karembeu

Paris – La Société Protectrice des Animaux (SPA) vient de faire parvenir un dossier à Adriana KAREMBEU. La raison en est sa participation à l’émission de télévision « Vis ma vie » en dompteuse de fauves.

Dans une lettre ouverte, la Présidente de la SPA, Caroline LANTY explique que « derrière ce triste spectacle, se cache une vraie souffrance causée par un manque de respect des besoins physiologiques des animaux. Fauves, éléphants, hippopotames, ours composent fréquemment les ménageries des cirques ambulants, subissant des modes de dressage souvent brutaux. »

De plus, les animaux sont « trimbalés » toute l’année et par tous temps dans des cages exigues et inadaptées.

Depuis 2006, de nombreuses enquêtes ont révélé des naissances non contrôlées de fauves, des cirques étant en défaut de certificats de capacité et de déclaration d’ouverture. Par ailleurs, du fait même de l’itinérance, les circassiens sont dans l’impossiblité de permettre l’accès aux soins de leurs animaux sauvages, le nombre de spécialistes en France, par espèce, étant très réduit et très coûteux.

L’information, révélée par l’hebdomadaire Télé 7 Jours avait interpellé la SPA qui lutte depuis plusieurs années contre l’exploitation des animaux dans des cirques. D’ailleurs, l’association indique que « Les circassiens oublient d’indiquer qu’ils ne disposent pas de quartier d’hiver pour leurs animaux ni de maisons de retraite. Ils sont condamnés à vie à la captivité. Ils naissent, vivent et meurent dans leur camion cage. »

La SPA dénonce de manière très claire l’exploitation des animaux dans les cirques.

Elle souhaite informer précisément Adriana KAREMBEU sur ce qu’est la réalité du mode de vie des animaux sauvages dans les cirques. Un circassien de renom compte en présenter 50 très prochainement… par la douceur ?!

Vive le cirque sans animaux !

Ci-dessous la lettre :


Chère Madame,

Je me permets de venir vers vous aujourd’hui, suite à l’enregistrement de l’émission « Vis ma Vie » diffusée sur TF1.

Selon nos informations, vous avez accepté de participer à cette émission en tant que dompteuse de fauves pour un cirque.

La SPA que je représente, regrette vivement cela et souhaiterait vous informer sur les conditions désastreuses de vie et de détention des animaux.

Derrière ce triste spectacle, se cache une souffrance et surtout une mauvaise adaptation de l’animal. Fauves, éléphants et autres animaux sont fréquemment utilisés pour faire plaisir aux enfants alors qu’ils sont sur les routes, dans de minuscules cages et, pour plusieurs d’entre eux, maltraités.

Depuis plusieurs années, la SPA se bat contre toute exploitation des animaux dans les cirques et souhaite informer et éduquer le public sur une réalité sordide.

Ces animaux sont tellement mal adaptés à une vie faite de captivité qu’ils deviennent incontrôlables, y compris pour leur « dompteur ». Les circassiens n’évoquent que trop peu les morts humaines : un homme de 50 ans piétiné par un éléphant d’Asie, un lion qui saute sur le public.

Les circassiens oublient également d’indiquer que, régulièrement, les animaux sont abandonnés, car ils sont devenus trop coûteux à entretenir. Leur sort est alors passé au second, troisième voire quatrième plan…

le 28/12/2006
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2 Messages

  • 6 janvier 2007 16:49, par lulu

    moi je connais tres bien le cirque pinder et les animaux sont tres bien traiter
  • 7 janvier 2007 11:07, par Antoine FISZLEWICZ

    La polémique n’est pas nouvelle. La SPA, en l’occurrence, se contente ici de relayer les prises de position de l’association "One voice" (française malgré son nom). Que faut-il en penser ? Avoir une position absolument tranchée (et c’est le cas de One Voice et, ici, de la SPA) me paraît assez ridicule. Il serait néanmoins non moins ridicule de nier l’existence des cas de maltraitance (qui sont d’ailleurs plus fréquents dans les petits cirques qui sont souvent à la frontière de l’illégalité). Ajoutons que certaines catégories d’animaux, on peut particulièrement évoquer les numéros d’ours blancs et d’éléphants) sont effectivement dressés le plus souvent (mais pas toujours !) dans des conditions épouvantables.
    Spectateurs, quand vous voyez un numéro d’éléphants, n’hésitez pas à poser des questions !
    Cela dit, de nombreux dompteurs aiment réellement, voire ont de profonds liens de complicité, avec leurs animaux (de Dieck aux Duss, on pourrait citer beaucoup de noms). A mon avis, il ne faut pas être manichéen et je ne suis pas sûr que l’interdiction d’utiliser des animaux sauvages dans le cirque, comme c’est le cas déjà dans un certain nombre de pays, soit vraiment nécessaire. Vaste débat que j’ai traité dans mon ouvrage "Cirques et Compagnie" (Petit à Petit éd.).