"L’imbécile heureux" , par Olivier Chapuis d’Orgeval

"L'imbécile heureux" , par Olivier Chapuis d'Orgeval

Vous l’avez sans doute un jour croisé sur votre chemin. La race n’est pas prête de s’éteindre. Ils sont partout ces cons, dans toutes les arrières cours, dans le fin fond des déchetteries, dans les toilettes de l’humanité qui gagne. Dans le temps, on appelait le phénomène « l’idiot du village ». Depuis le concept s’est modernisé, mais l’idée reste la même et ses démonstrations sur pattes aussi.

La bêtise est sans doute la chose au monde la mieux partagée et l’I.H en est la plus pure expression.

L’imbécile heureux est un sans-grade qui souffre souvent des disgrâces physiques, qui jalouse son frère, son cousin et le reste de la planète des hommes. Souvent myope, il ne supporte pas le cheveux longs et aucune zone capillaire derrière l’oreille. C’est un maniaque revendicatif qui cherche sa légitimité dans le médiocre, le petit, le fielleux, caché sous un large épiderme de fainéantise et de nullité crasse en camaïeux.

L’imbécile heureux se croit intelligent, beau et spirituel, il est, la plupart du temps, inculte, hargneux et rageur. Irrémédiablement plus bête que ses pieds qui lui indiquent la démarche à suivre, le pas lourd à adopter pour végéter dans le monde.

Le monde est pour l’I.H. une agression perpétuelle même s’il ne se rend pas toujours compte des tenants et des aboutissants des choses et des évènements.
L’imbécile heureux est un poids mort, incapable de créer, d’innover, de travailler pour le bien de tous. Ne pouvant générer que du négatif, du naze et du pas drôle car l’I.H n’a aucun esprit.

CAS d’ECOLE

Prenons par exemple le cas de cet imbécile chronique-là trouvé au hasard d’une petite ville bourgeoise de province. Agé d’une vingtaine d’année, il porte un physique « différent », la nature ne l’a pas gâté. Dame nature fait aussi du rebus lorsqu’elle n’a pas assez de matière pour faire un individu complet.

Nommons-le Double Zéro (D.Z.*).
La sentence génétique est terrible, inhumaine : un visage de petit vieux, des problèmes oculaires irrémédiables et une forte propension à faire de la graisse dans le cou. Notre sujet est donc laid. Quoi qu’il fasse personne ne se retourne sur lui depuis l’enfance, les gens lui préférant le physique réussit de son frère aîné. Et puis ce drame affreux omniprésent dans son physique : un balai dans le cul vissé à son arrière train comme pour marquer à vie un être qui n’avait rien demandé à personne.

Ajoutez à cela une mère ultra protectrice qui a bien compris intrinsèquement que son fils n’était pas comme les autres et qu’elle surprotège depuis la sortie de la matrice où sa naissance avait effrayé deux infirmières et une sage femme qui perdra la vue quelques jours plus tard.
D.Z.* porte en lui toute la misère du monde.

Bref de la graine de Pd qui s’ignore, qui tente malgré tout avec d’autres filles handicapées ou atteintes de dysmorphie quelques rapports sexuels hors normes par an qu’elles acceptent, bien contentes de trouver un « mâle » qui veut bien d’elle et de leurs mochetés en grappes.

Rejeté par la société des hommes, D.Z.* développe une haine chronique contre la femme féminine (particulièrement la blonde jolie), tout ce qui brille, l’ambitieux et le Beau (qu’il ne comprend décidemment pas).

Souvent seul, il vit d’expédients, surfe sur le net sur les sites gays et zoophiles, fomente des intrigues qui le ridiculise encore et accentue son isolement. C’est une sorte de crevard moderne et piteux qui ronge son frein entre deux grands rêves, être le Roi du rien ou le valet du Néant ( à la limite le Prince du Culcul !).

Irrémédiable petite fiotte honteuse se réfugiant chez papa et maman à la moindre contrariété, adorant les esclandres qui tombent à plat, il insulte, crache et vocifère avec un vocabulaire de 45 mots (au bas mot) sur tout ce qu’il ne comprend pas. D.Z.* erre dans la ville et dans le futile en s’imaginant un destin comme dans la Real TV.

Quand par malheur quelqu’un lui donne sa chance alors qu’il ne mérite qu’un rire gras, un regard effronté et moqueur, il rate l’occasion de se taire et se ridiculise en réunion. Il se retrouve encore plus isolé de la réussite
Il faut prier pour qu’il ne se reproduise pas. « I. H. » est l’autre nom de « M.E.R.D.E » .
Amusez-vous donc à trouver les mots qui composent le sigle.

* toute ressemblance avec un individu existant serait vraiment dégueulasse pour cet individu parce que une telle caricature ne peut pas vivre décemment. C’est médicalement impossible. Tant mieux pour nous !

le 24/05/2004
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