Wolinski s’affiche dans le pire !

Nous sommes déjà à J-63 du Festival International de la bande dessinée d’Angoulême, sauvé in extremis par la passion de Michel Edouard Leclerc, avec pour Président cette année, peut-être le plus controversé, discuté, chahuté et houspillé, raillé depuis la création du Festival : Georges Wolinski "the obsédé sexual man" (un surnom qui lui irait bien dans le catch us).

L’affiche est là ! Elle est prête... et elle est ... à vomir, à jeter à la poubelle, un dessin sans valeur, sans qualité. Wolinski a oublié de penser à Reiser ! Remarquez, il se dit toujours être en dessous de son talent ( Reiser a eu le Grand Prix d’Angoulême), tout comme bien en dessous de celui d’autres dessinateurs toutes catégories confondues.

Wolinski fait un clin d’oeil à ses "maîtres" et "amis", notamment en haut à droite : Cavanna - the ultimate coco - et Dubout : l’illustrateur préféré des marseillais ! (décédé avant que le Festival d’Angoulême n’existe).

Au passage, il glisse une couverture du Journal Charlie, en voix de disparition, malgré la venue de dessinateurs issus de la BD : Sfar (un possible grand prix, mais surtout une grande gueule intelligente) ou encore Riad Sattouf, et Jul (que nous avons eu le plaisir d’interviewer sur Le Mague) qui devrait nous offrir la naissance de son prochain album sur Ben Laden et Bush ... (chez Albin Michel/Echo des Savanes).

Sur le dos du "Président" : des héros de BD "classiques" : Popeye, Superman, Betty Boop, et autres clins d’yeux à son oeuvre à lui, Reiser...bref le tout dans un dessin et un trait plus que médiocres. Face à El Présidente : des auteurs de BD, l’équipe Charlie : les morts comme les vivants, en vrac : Cabu, Gébé, Reiser, Charb, Riss...dans la plus mauvaise caricature qu’il m’ait été donné de voir depuis Daumier.

Une femme au visage de chat, maquillée et trop fringuée, sans un string qui dépasse, une petite raie cuillère, ou sur le haut, un bout de téton qui pointe, un sein à moitié ou entièrement dévoilé, rien ! Wolinski s’est mis au politiquement correct, l’affiche reste évasive, on en retiendra plus rien une fois le Festival passé.

Mais heu-reu-se-ment, le programme du Festival semble bien plus alléchant que l’affiche, avec la venue entre autre de l’auteur américain Mike MIGNOLA, dessinateur et scénariste de la série HELLBOY (portée à l’écran en 2004 - le second volet est encore à l’écriture et Mignola y participe activement). Et aussi, on retrouve le concert de Dessin, imaginé par le président de l’édition précédente, Zep, avec plumes et instruments ; cette fois-ci un thème musical Rock’n’roll est mis à l’honneur pour inspirer les dessinateurs.

J.A.

Voir en ligne : Festival d’Angoulême

le 25/11/2005
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