Il y a toujours une guêpe

Il a 9 ans. Ses parents ont été arrêtés par la police française Il y a un peu plus d’un an. Depuis lors, il vit en Euskara sud (pour l’heure, le pays basque espagnol) et, tous les mois, il rend visite à papa maman. Au début c’était à la prison de Moulins. Puis ce fut à celle de Nantes. Puis de Toulouse.

A chaque fois, en plus d’avoir l’estomac et le cœur noués par l’émotion, ce sont des levers aux aurores, des heures et des heures de route, des journées d’école qui sautent…
Pas facile d’être un môme de prisonniers.
D’autant plus que… !

Il y a quinze jours, il s’est présenté avec son grand-père à la prison de Toulouse pour, une fois de plus, rencontrer furtivement ses parents dans le cadre austère d’un parloir d’une demi-heure. Le rendez-vous avait été convenu trois semaines auparavant avec la prison. Et on lui a annoncé, comme çà, sans excuses pour ne pas l’avoir pré venu, que ses parents avaient été transférés quelques jours plus tôt dans une autre prison.

C’est petit. Minable. Médiocre. Mesquin. Méchant. Honteux. Lamentable. Lâche. Vil. Intolérable. Stupide. Impardonnable… ! A moins, bien sûr, de penser qu’une famille doit « payer » pour les actes de l’un de ses membres et qu’un enfant est forcément responsable de ses parents.

Les droits de l’homme, de l’enfant… qu’y disaient !
Enfoirés !

Jean-Marc Raynaud

le 22/10/2005
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