Natalie Lamotte et l’ogresse

PROPOS

Dans la mythologie, la figure de l’ogre est représentée par Dionysos, le "mangeur de chair crue", l’homme livré à la déchéance animale, à la violence de ses instincts.
Ces morceaux de corps, ces organes (Articulations, tripes, cœurs, artères, pénis, vagin, vulve) pour évoquer ce personnage de fiction : l’OGRESSE.

L’OGRESSE, mère dévoratrice de sa progéniture, celle qui, avide ; dévore, ingurgite, dégurgite.
Les références organiques ou sexuelles sont venues d’elles-mêmes, accentuant le rapport à l’humain et à l’intime...le cœur qui palpite, le sang qui circule, les muscles et nerfs qui se tendent… .
Je comprends mon travail comme l’expression d’une violence omniprésente. C’est cette violence qui nourrit mon travail, pour dire « Ce moment de l’intérieur » qui va s’arracher du corps et se structurer sur la toile.

In mythology, the ogre’s face is represented by Dionysos, the "eater of raw flesh", the man delivered to the animal decay, to the violence of his instincts.

These pieces of body, these organs (Joints, tripes, hearts, arteries, penis, vagina, vulva) to evoke this character of fiction : the OGRESS.

The OGRESS, consuming mother of her offspring, the one that, greedy ; devour, swallow, dégurgite.

The organic or sexual references came of themselves, accentuating the report to the human and to the intimity... the heart that palpitates, the blood that circulates, the muscles and nerves that stretch themselves.

I understand my work as the expression of an omnipresent violence. It is this violence that feeds my work, to say "This moment of the inside" that is going to pull itself of the body and to structure itself on canvas.

Références : Exposition "comme une ogresse" en 2002, à la Manufacture des Oeillets,Ivry/seine et exposition "arrachement.n.m" en 2000, à l’espace Paul Ricard, Paris.

Voir en ligne : le site

le 03/09/2005
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