EDDY HUYSMANS INVENTE LE PONT DES ANGES A BEAURAING

EDDY HUYSMANS INVENTE LE PONT DES ANGES A BEAURAING

Après « Et Dieu… créa la Femme » de Roger Vadim, est venu enfin le temps d’Eddy Huysmans qui décida de créer en 2010 « Le Pont des Anges », dans la ville Mariale Belge et frontalière de Beauraing, non loin de la ville Française de Givet, dans les Ardennes.
Il fallait bien un nom aussi mignon, au fronton de ce très bel établissement superbement tenu par le sympathique Eddy Huysmans, son épouse Marianne, ainsi que leur équipe, pour attirer les foules.

C’est à deux pas du lieu des apparitions de la Vierge Marie, dans la jolie petite ville Belge de Beauraing, que se situe cette magnifique auberge gastronomique qui ressemble extérieurement à un Motel de Santa Fe qu’aurait pu nous décrire subtilement le romancier Pierre-Emmanuel Scherrer, dans son dernier livre « Desert Pearl Hotel ».

Dès que nous pénétrons à l’intérieur de cet endroit magique qui nous dépayse, nous avons l’impression d’entrer dans un petit cocon douillet où tout est beau et de bon ton. On se sent tellement bien là, qu’on ose à peine imaginer en ressortir un jour. On voudrait voir le temps s’arrêter, tout en dégustant mets et art de vivre.

Il y a, dans ce sanctuaire dédié aux plaisirs de la table, un accueil chaleureux et quasiment amical comme on ne le rencontre nulle part ailleurs.

Tout semble parfait et d’une grande élégance, la salle est décorée avec soin et de belle façon, cela nous change des salles à manger vieillottes, avec des trophées de chasse en guise de décorations murales, sous des poutres apparentes encaustiquées comme au siècle dernier.
Eddy vient accueillir ses clients, comme s’il recevait des invités chez lui, avec ce savoir-faire qui n’appartient qu’aux Belges. Il a l’air d’un brave homme, ce Monsieur Eddy, et son discours de bienvenue nous met tout de suite à l‘aise.

De l’entrée au dessert, en passant par le menu du marché ou la carte, avec ses suggestions du moment ou les classiques, tout est cuisiné avec talent. Les assiettes sont décorées avec une méticulosité d’horloger Suisse, les parfums et les saveurs sont au rendez-vous, les sauces et les émulsions sont goûteuses à souhait. Foie gras, carpaccio de bœuf, croquettes aux crevettes grises, médaillons de sole, ris de veau et tartare de bœuf coupé main à l’Italienne vont en ravir plus d’un.

Il faut dire qu’en cuisine œuvre un Chef surdoué et grandement créatif, un talent comme on en trouve si rarement, un petit génie qui aime son métier, un Maître de l’Art Culinaire et un champion de la gastronomie Française. Sonetra Uon dit Sony est bien plus qu’un Chef de cuisine, c’est un vrai créateur, un artiste dans l’âme et jusqu’au bout des ongles, un homme qui ne peut se contenter de réussite moyenne, un vrai perfectionniste qui sait nous emmener dans son univers évolutif et dans une dimension gustative qu’on ne remarque que chez les plus Grands. Son parcours est autant étonnant qu’atypique, puisque le jeune Chef Sony Uon n’aura que 24 ans en mars 2011. Belge, d’origine Cambodgienne, Sony se passionne pour la gastronomie Française et entame des études en ce sens. Il travaillera dans de très grandes Maisons, avant de rejoindre « Le Pont des Anges » d’Eddy Huysmans où il excelle pour le plus grand plaisir de tous. Sony obtiendra la quatrième place des Maîtres Cuisiniers de France et remportera le concours national de la gastronomie, avant d’être sélectionné pour le championnat du monde des métiers de Calgary.

C’est au service en salle que nous avons eu le grand plaisir de retrouver le frère de Sony, toujours à l’écoute de ses clients qu’il adore conseiller dans tous les domaines.

En compagnie du Chef Frédéric Pierangeli de L’Ermitage du Moulin Labotte à Haybes, de Mademoiselle Thérèse B. décoratrice Parisienne et du fin gourmet qu’est le Belge Jacques de Suray-Chopin, nous venons de tester ce restaurant qui ne peut que donner entière satisfaction aux palais les plus délicats, le tout sur d’agréables notes de cerises noires et de fruits rouges d’un vin de Pommard.