Coup de Bluff

Coup de Bluff

Le succès du meeting de Villepinte n’a pas entamé l’avance de Nicolas Sarkozy, qui consolide son avance et gagne quatre points dans un sondage TNS-Sofres, il est vrai réalisé les 7 et 8 février par téléphone auprès d’un échantillon de 1000 personnes. Crédité de 33% des suffrages au premier tour, il devance Ségolène Royal qui en compte encore 26%. François Bayrou passe à 14% et gagne cinq points, tandis que Jean-Marie Le Pen plafonne à 13% des voix. Au second tour, Nicolas Sarkozy l’emporterait avec 54% des suffrages. C’est donc l’esprit tranquille qu’on l’a vu laisser son camp se lancer dans un feu nourri contre les 100 propositions du pacte présidentiel, pour rendre visite à Berlin à cette femme qui a réussi à la tête de son pays, la chancelière Angela Merkel, à qui le candidat a fait valoir son point de vue au sujet de la relance de la construction européenne et du traité constitutionnel. À la presse qui le pressait de faire un parallèle avec la coalition allemande, il a botté en touche : c’est le résultat d’une situation où les électeurs avaient choisi de ne faire gagner aucune famille politique, mais il s’est tout de même présenté comme l’acteur du rassemblement de ses compatriotes : donc, il y a une différence avec ce que j’ai proposé. Ce que j’ai proposé c’est de mener campagne sur un projet, de rassembler le plus grand nombre de Français sur ce projet et d’avoir la sagesse de m’ouvrir à d’autres personnes, à d’autres idées parce que je ne serai pas le président de la République d’un clan, d’une seule famille politique ou d’une secte. C’est ainsi que le champion toutes catégories des ralliements se représente l’union nationale et la réconciliation nationale.

Pendant qu’on s’époumone à faire un faux procès
À propos du discours qu’a fait la candidate,
Son concurrent s’évade avant de prendre date :
Il veut conclure un pacte avec tous les Français.

Cette union nationale est là-bas un succès,
Mais le travail, pour ceux que l’électeur mandate
N’a pourtant pas le goût savoureux de la datte :
L’ouverture est vécue aussi comme un abcès.

Si l’homme est bien toujours en haut dans les sondages,
Pourquoi en viendrait-il à ces marivaudages ?
Il peut rester très ferme et fidèle à son clan.

Mais non, rassurez-vous, ça c’est du bavardage,
Il ne veut pas régner sur un tel bataclan
Qui pousserait bientôt son âme au sabordage.