QUAND LE FOOT TUE, PEUT-ON ENCORE PARLER DE SPORT ?

QUAND LE FOOT TUE, PEUT-ON ENCORE PARLER DE SPORT ?

Il n’y a bien que le football pour engendrer autant de violence autour de son nom et de ses stades. Si on ne porte pas la bonne écharpe de la bonne tribune, on peut être condamné à mort sans autre forme de procès. Nous voici de retour dans les arènes, avec en prime le sacrifice suprême que représente la mort. Plus on avance dans le temps et plus le cerveau de l’Homme régresse vers celui de son ancêtre des cavernes qui n’hésitait pas à foutre un coup de massue sur la tête de son voisin qui ne lui revenait pas.

Et chacun y va de son commentaire, sans jamais prendre la décision d’agir contre cette violence barbare digne des escadrons de la mort. Que fait le pouvoir politique en place, sinon rien ! Que font les dirigeants du foot, sinon rien à part s’en mettre plein les poches et remplir celles de leurs joueurs d’une manière totalement indécente, ce qui est déjà une forme de provocation capable de se transformer en affrontements.

Puis il y a les problèmes de Société qu’on ne peut pas régler seul dans la rue, alors on vient au stade avec l’idée d’en découdre et de solder ses comptes. Un crétin en bleu vient défier un salaud en vert, disait le chanteur Renaud. Il faut avoir la bonne couleur, sinon on risque d’aller au cimetière avant l’heure.

Les criminels, et autres amateurs de combats de rue, viennent encore de frapper en lynchant un supporter qui vient de mourir après deux semaines d’une lente agonie. La tribune d’Auteuil du Paris Saint-Germain vient de décimer celle de Boulogne qui ne rêve plus que de vengeance… cela ne s’arrêtera donc jamais !?

Ce ramassis de voyous profite des matchs pour faire leurs saloperies en groupe, parce que lorsqu’ils sont seuls ils n’ont que le courage de raser les murs pour rentrer chez eux et fuir comme des lâches qu’ils sont. Alors pour se donner le courage qu’ils n’ont pas, ils se réunissent en s’abreuvant de haine et de bière, avant de partir au combat pour prouver qu’ils sont des hommes capables d’éliminer physiquement un supporter de l’équipe adverse ou de la tribune d‘en face. Ils ne sont, en fait, que des lavettes et des serpillères usagées dont on ne veut plus. Dans le règne animal on appelle cela des nuisibles, des moustiques qui ne servent à rien d’autre qu’à piquer et à survivre en se régalant du sang des autres.

Tout le monde est coupable de les laisser faire car au nom du sacro-saint foot on n’ose rien interdire ou réprimer. La mort serait-elle en train de se banaliser ? Et pourtant si au cours de rencontres de boxe, de catch ou d’arts martiaux, certains spectateurs allaient en tuer d’autres, on crierait au scandale et on fermerait définitivement salles et dojos en bannissant ces sports de nos écrans de télévision. Il y a donc une volonté politique de ne pas faire trop de vagues avec le ballon rond, alors on réprime verbalement toutes les exactions sans bouger le petit doigt. Même les joueurs se battent entre eux et se mettent des coups de boule, ils agressent arbitres, présidents de clubs et spectateurs. Le foot est devenu l’école de la violence et de la tricherie, alors il n’est pas étonnant de constater que nos jeunes ne possèdent pas une once de moralité puisque leurs aînés n’empruntent que les sentiers tordus de la vie.

Un proverbe dit pourtant : «  Qui sème le vent récolte la tempête  ». Monsieur le Président de la République, donnez l’ordre à vos flics, à vos paras, à vos commandos et à vos légionnaires de rétablir l’ordre dans vos stades… ils ont été formés pour intervenir et nous protéger des nuisibles, nous les payons avec nos impôts et nous exigeons qu’on les emploie à autre chose qu’à faire l’éducateur de rue dans les cités de banlieue… à chacun son métier et les vaches seront bien gardées. La délinquance ne s’arrêtera qu’à ce prix-là, celui de la matraque et des condamnations exemplaires.

Où est passée l’âme du sport et que reste-t-il du respect des autres, dans ce foot d’aujourd’hui qui pue le fric et la mort.