STOP A LA DESINFORMATION ET A LA DIFFAMATION par Maître Emelyne Chevrier

STOP A LA DESINFORMATION ET A LA DIFFAMATION par Maître Emelyne Chevrier

- L’Ange Bleu protégerait des auteurs de violences sexuelles et donc des crimes : Faux
Tous les participants aux groupes de parole (auteurs, ex-auteurs) sont connus de la justice et de la police : ils ont été jugés et condamnés ou sont en attente de leur jugement, sous contrôle judiciaire après avoir été entendu par la police/gendarmerie et un juge ou un procureur de la République.

Ceux des participants au groupe de parole qui ne sont pas « judiciarisé » sont les pédophiles abstinents : ils n’ont commis aucune infraction, mais ont des fantasmes déviants dont ils souhaitent parler pour éviter tout rapprochement sexuel avec un mineur.
En effet, un fantasme pédophile ne peut faire l’objet d’aucune poursuite ni sanction.
C’est précisément pour cette catégorie de personnes que l’Ange bleu se veut utile en les sensibilisant sur le vécu des victimes afin de prévenir un passage à l’acte et éveiller leur conscience sur les conséquences multiples d’un comportement sexualisé.

- Mme BENNARI ne détient aucune information secrète.

Ceci relève de théories complotistes, autant que les sous-entendus de financement de réseaux.
A chaque groupe de parole, sont présents des témoins silencieux : avocat, psychologues, journalistes.
Mme BENNARI n’a aucune tolérance pour la banalisation de la pédo-criminalité. Toute personne qui prétendrait l’inverse ment.
Mme BENNARI n’incite pas à la fuite ni à se soustraire à son jugement : toute personne qui prétend l’inverse ment.

- Les groupes de parole aggraveraient le traumatisme des victimes en les culpabilisant : faux
La démarche de l’Ange Bleu est ouverte à celles et ceux dont l’expérience personnelle, y compris traumatique, a fait naître une volonté de se mobiliser dans le domaine de la maltraitance sexuelle des enfants.
Cela peut être auprès des victimes, mais également auprès d’auteurs de violences sexuelles ou de pédophiles abstinents. Témoigner, leur parler, pour prévenir.
Les rôles de chacun sont strictement définis. Il n’y a aucune inversion des rôles.
Le groupe de parole travaille à sensibiliser les auteurs ou pédophiles abstinents sur leurs erreurs de perception vis-à-vis du mineur, les risques de banalisation des conséquences de leurs actes.
La parole d’une ancienne victime est d’une grande utilité et constitue un garde fou efficace, non seulement pour la société tout entière, qui apprend tous les jours des témoignages qu’elle reçoit, mais pour les principaux concernés.
Les anciennes victimes ne sont pas un ensemble homogène et indivisible de personnes qui penseraient toute la même chose, devraient agir de la même manière au point de se fondre dans cette seule position
Certaines victimes rejettent ce principe de venir à Ange Bleu. C’est parfaitement respectable.
Celles qui participent activement à cette action militante doivent pouvoir le faire sans être critiquées, ni jugées, ni menacées de survictimation.
Toutes sont informées de la présence de pédophiles abstinents et ex-auteurs au groupe de parole, en amont par email par Mme BENNARI.
Si une personne prétend l’inverse, elle ment.
Le silence des auteurs à leur procès, l’absence de condamnation, de justice parfois, l’absence de crédit au propos d’un enfant, l’absence de protection des parents sont sources de grands traumatismes pour les enfants victimes.
L’Ange Bleu lutte contre la lâcheté des âmes en faisant parler le silence.
- Mme BENNARI n’a pas de formation en victimologie, ou traumatologie
L’Ange Bleu n’est pas une alternative à un suivi thérapeutique mais un complément, dans le champ social et associatif, d’une action de prévention.
A l’instar de la majorité des associations de victimes, les bénévoles et président ne sont pas thérapeutes.
Les journalistes, magistrat, avocat n’ont pas non plus de formation de thérapeute. Pas plus que les policiers et gendarmes.
Leur écoute peut être néanmoins bénéfique.
- La seule solution serait de former des professionnels sur les violences sexuelles et les psycho- traumatismes : faux
181 associations de victimes travaillent sur le territoire national pour une meilleure sensibilisation, un meilleur accompagnement des victimes et une meilleure 3
connaissance des conséquences de la pédo-criminalité. De nombreux témoignages sont édités et nécessaires.
A notre sens, une meilleure compréhension par la société de la pédophilie elle-même est nécessaire, et ce dans tous les domaines, bien au-delà des cabinets de juges et de psychologues.
Cette sensibilisation permettra de lutter contre le silence de certains potentiels auteurs : la libération de leurs paroles est la meilleure façon de les entendre, de les écouter et de les soutenir avant tout passage à l’acte ou récidive.
Car sans auteur, pas de victime. Cette lapalissade est trop souvent oubliée.
La pédophilie, ses mécanismes, ses origines, les garde-fous des passages à l’acte, méritent d’être expliqués et connus du plus grand nombre afin que la société entière participe à la prévention.
Seule une société mature sur la pédophilie peut réduire le nombre d’enfants victimes.
Crier au « monstre » est libérateur pour celui qui hurle, mais peu utile. Les anciennes générations étaient prises dans le silence de leurs actes qu’elles imposaient à leurs victimes. Elles se drapaient le plus souvent dans le déni, aggravant encore le sort de leur victime.
Les nouvelles générations de pédophiles doivent pouvoir se confier, être écoutées sur leur déviance, sans être jugées ni rejetées. Leur ressenti n’est pas un délit même s’il perturbe.
Cette écoute est nécessaire, encore et plus que jamais.
S’intéresser aux auteurs et aux pédophiles, non par complaisance, non par culture du viol, peut les convaincre de ne pas passer à l’acte.
Les attaques mensongères sur Mme BENNARI, elle-même qualifiée de monstre par les plus haineux commentaires, s’éloignent de l’objectif qu’elles prétendent poursuivre : protéger les enfants.